The taste of… Paris

Blog gourmand sur la ville de Paris

Bob’s kitchen: c’est bon, c’est bio, c’est Bob avril 21, 2010

Un déjeuner chez Bob’s kitchen, c’est comme une cure de jouvence. Toute les bonnes choses que tu vas ingurgiter, tu te rends même pas compte: de la graine, de la pousse, de la feuille, et même du bon microbe. Limite si tu ne sors pas de là tout roux, avec de grosses tâches de rousseur, et que tu réponds au doux de nom de Absjörn.

Absjörn, justement, pourrait être le nom de notre gentil serveur. Absjörn il est grand, il est mince, il est 100% bio. Ses cheveux sont sains, il a le teint quasi parfait, et il a la banane. Même quand on lui tend nos verres de cantine pour qu’il nous serve de la tisane alors qu’on est censé se servir nous-mêmes, neuneus non-bios que nous sommes.

Alors il y a quoi sur la carte bio-dégradable? Un « veggie stew », servi dans un grand bol blanc, mélange de mâche, de maïs, de quinoa, de pois, riz, aubergines et enfin guacamole, pour faire grandir. Un gros futomaki qui vient du resto japonais Rice & Fish, situé non loin de là. Une salade bio, déjà toute préparée dans une boîte en carton recyclé et recyclable. C’est beau, c’est coloré, c’est sain, c’est naturel: on aime, les prix sont abordables, les grandes tables en bois avec le pot à couvert sympathiques. Absjörn sourit de ses belles dents, il est content, nous aussi.

Nous ressortons de là beaux, bios et purifiés des vilaines toxines de la grande ville. Merci Bob’s Kitchen.

Bob’s Kitchen: 74, rue des Gravilliers, Paris 3ème, tel: 09 52 55 11 66, métro: Arts et Métiers (l3 et 11). Horaires: non-stop de 8h à 15h, 10h à 16h le samedi et dimanche. Prix: salade, soupe: 5.50€, futomaki: 6.50€ , veggie stew: 8.50€, jus de fruits: de 3€ à 4.75€.

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Cupcake: la bonne idée du jour novembre 12, 2009

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Car il n’y a pas que New York qui peut avoir ses camionnettes de cupcakes.

Bienvenue à Curbside Cupcake, i.e. le cupcake sur le trottoir en d’autres termes… « Le dernier-né dans la folie cupcake qui s’est emparé de Washington », selon leur site internet. Le concept est simple: une camionnette qui se déplace au gré de ses envies, et qui vend des cupcakes jusqu’à ce que le stock soit épuisé. Ils livrent aussi au bureau ou pour des évènements spéciaux.

Curbside Cupcake a apparemment vendu son premier cupcake hier,  le 11 Novembre (dommage il a plu à torrents). Pour les suivre en temps réel et avoir une idée d’où se trouve la camionette en cas de petite faim, ils ont un compte Twitter.

Je ne manquerai pas d’aller les voir et de goûter leur offre! Basique pour le moment (chocolat, vanille, red velvet, key lime, peanut butter…), elle devrait s’étoffer. Longue vie à Curbside Cupcake!

A mentionner aussi: FoodchainDC, le site street food de la capitale.

 

Hello Cupcake! septembre 7, 2009

Filed under: Bons plans,Not in Paris! — LN @ 5:02
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Velvet Elvis, Hello Cupcake

Velvet Elvis, Hello Cupcake

Des cupcakes au pays des cupcakes! Enfin. Par où commencer? Peut-être par écrire que la petite patisserie ronde fait partie de la culture, et pas seulement pour les filles. Les « cupcakeries » ont fleuri ces dernières années, vous n’avez qu’à juger par l’enquête réalisée par le Washington Post l’année dernière, où les journalistes ont testé deux cupcakeries par semaine sur 8 semaines (la vie est dure!).

Et en ces temps de récession, les gens apparemment se précipitent dévorer ces petites choses colorées et réconfortantes! Tant mieux, ça met de bonne humeur.

Je commence donc mon marathon par Hello Cupcake, boutique qui a ouvert il y a un an.

(more…)

 

Green Garden: un peu aigre-doux juillet 2, 2009

Potage pékinois

Potage pékinois

Un petit resto chinois entièrement végétarien (« sans oeuf et sans OGM », comme il est indiqué sur la vitrine) dans le 13ème.

Signe encourageant? Des Chinois y mangent. Signe désespérant? Le patron est à peine aimable. Devrais-je lui parler en chinois pour peut-être le dérider?

Un petit menu entrée+plat+riz+dessert à 11 euros. Soupe pékinoise, « produits maison » (sic) sauce aigre douce (i.e du tofu qui a le goût de porc), riz nature, banane/tapioca pour finir (absolument pas chinois, car ils ne mangent pas de dessert, à part des fruits!). Je conseille en plat principal le tofu du chef: comme là-bas. Mais à part ça, le patron est toujours aussi peu souriant. Une autre critique ici.

Green Garden: 20 rue Nationale, 13ème. Métro: Porte d’Ivry (l7). Tel: 01 45 82 99 54.

Mes photos sur Flickr.

 

Aujourd’hui: « Free Cone day » chez Ben&Jerry’s avril 21, 2009

Filed under: Bons plans — LN @ 1:58
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Glace "Americone Dream", GeekMom Heather via Flickr

Glace "Americone Dream", GeekMom Heather via Flickr

Aujourd’hui à partir de 13h, Ben&Jerry’s distribuent leur glaces et pâtisseries gratuitement, dans le cadre du « Free Cone Day »!

Tous les ans l’évènement est un succès, si l’on se réfère à la queue devant leurs magasins. Seule limite à la gourmandise? « Les stocks et votre appétit » selon leur Twitter. Donc vous pouvez venir en reprendre autant de fois que vous voulez…Si c’est pas une (vachement) bonne nouvelle!

Allez-vous y faire un tour? Quel est votre parfum Ben&Jerry’s préféré?

Infos pratiques:

Ben & Jerry’s Rivoli: 44 rue de Rivoli, Paris 4ème. Métro Hôtel de Ville. De 13h à 19h.

Ben & Jerry’s Mabillon: 1 rue du four, Paris 6ème. Métro Mabillon, St-Germain-des-Près ou Odéon. De 13h à 19h.

Ben & Jerry’s Val d’Europe: Centre commercial Val d’Europe, 14 cours du Danube, Marne la vallée. De 13h à 19h.

Free Cone Night Tour: distribution de pots de 500mL à partir de 19h aux alentours des métros Mabillon & Odéon puis St-Paul & Bastille.

 

Fortnum&Mason de retour à la grande épicerie de Paris avril 5, 2009

Vous reprendrez bien un peu de marmalade? A partir du 3 Mars le célèbre magasin londonien Fortnum & Mason fait son grand retour en France et a choisi pour l’occasion La Grande Epicerie de Paris.

Dorénavant vous retrouverez dans notre boutique les fameux thés, marmelades, chutneys, biscuits et autres produits phares du géant londonien de l’épicerie fine. N’hésitez pas à vous aventurer vers le comptoir picnic où, à l’heure du « teatime », vous pourrez déguster les célèbres scones.

Une sélection de produits de la marque seront également disponible dans la boutique en ligne rubrique Fortnum & Mason. Site de la Grande Epicerie réservée à l’évènement ici. Les photos ici (Flickr).

Le comptoir Picnic, grande Epicerie du Bon Marché: ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 21h, au RDC de la Grande Epicerie. 38 rue de Sèvres, Paris 7ème. Métro Sèvres Babylone (l 12), rue du Bac (l12), Vaneau (l10). Tel: 01 44 39 81 00.

 

Un thali à Saravana Bhavan, Delhi février 17, 2009

p1060564Pour une fois, je vais laisser parler Wikipedia pour la définition simple et précise du thali:

« Un thali est un repas indien dont la composition diffère d’une région à l’autre. Il s’agit d’un assortiment de plats (de l’entrée au dessert) servis généralement dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond, également en métal. Le prix en est généralement modeste et les plats nourrissants.

Dans le Sud de l’Inde, le plateau est remplacé par une feuille de bananier sur laquelle sont disposés directement les mets. En Inde du Nord, on utilise parfois des thalis jetables en plastique. Comme la tradition indienne n’utilise pas de couverts, on mange de fait avec la main droite.

Il existe des thalis végétariens ou non végétariens. Les deux proposent généralement du riz et du pain indien, différent selon la région (naan, chapati, roti, parathas, puris, pappadum…), un chutney (sur les photos c’est un chutney de coco), du dhal (un curry de lentilles), des légumes, de la viande ou du poisson (pour les thalis non végétariens) et un dessert, généralement à base de lait et souvent assez sucré. Dans certains restaurants, des serveurs circulent entre les tables et resservent les convives à volonté. Parfois, seuls le riz et le pain sont proposés à discrétion. »

Saravana Bhavan est un établissement peu cher et très connu pour sa cuisine de qualité et ses thalis. Il y a toujours du monde qui attend devant la porte pour rentrer, mais il ne faut pas se formaliser: il faut donner son nom au serveur et généralement en 10mn on nous trouve une table. Les thalis tournent autour de 100 à 150 Rs (autour de 2 euros) et bien que les portions soient petites dans chaque petit bol en fet, on en ressort plus que rassasié…! Les lassis (boisson à base de yaourt) sont également excellents et crémeux à souhait!

Saravana Bhavan: 46 Janpath (à côté du McDonald’s, près du magasin Central Cottage Emporium), New Delhi.

Mes photos ici.

 

A taste of America at Coffee Parisien novembre 8, 2008

Bagel, cream cheese and lox I like this place very much.

I know I know, it is crowded, busy, and the staff is not polite (like always in Paris: you work in a trendy restaurant? You can do anything, see here). When you walk in, be prepared to wait for about 30 minutes (sometimes). The trick is to go tell the waitress how many people for your table, your name, and make sure she does not forget you. This way you can have a table in 5 minutes. Then either you are lucky and your table’s waiter/tress is nice, or he/she is a pretty haughty Parisian bitch, looking down on you. Either way don’t pay too much attention, you’ll be too busy looking at the tasty menu, the table set with every American President (hello Obama!), and observing the loud crowd. It is supposed to be an American diner, and yet everyone is French.

Still. The food is good. I have not been disappointed so far. And it’s fast! Eggs Florentine, Bagel cream cheese and lox (my favorites so far) were prepared in like 5 minutes. I wondered if it was not straight from the fridge… Every dish is fresh and has plenty of food, it is worth your money. I recommend the eggs (Benedict, Florentine, scrambled, what have you) and the desserts.

All my photos here. David Lebovitz’ article on Coffee Parisien here.

Coffee Parisien: 4, rue Princesse, Paris 6ème. Métro Mabillon. Tel: 01 43 54 18 18. Brunch on week ends. Bagel cream cheese and lox 14 euros, eggs Florentine 12 euros, scrambled eggs 10 euros, blueberry pancakes 8.50 euros, cheesecake 8 euros, hot chocolate 3.50 euros, milkshake 7 euros.

 

Le grand fooding d’été 2008 juin 22, 2008

Ceci est le tampon que j’ai eu à l’entrée du grand fooding d’été parisien. L’évènement avait lieu aujourd’hui 22 Juin 2008 de 12h à 16h sur l’ esplanade de la bibliothèque François Mitterrand, malheureusement toujours aussi exposée au moindre coup de vent.

Mais tout d’abord, qu’est ce que le fooding? Le fooding est un mouvement qui a émergé vers 2001, chez Alexandre Cammas et Emmanuel Rubin, en réaction aux tentatives de réglementer toujours et encore plus la gastronomie: guides, notes, étoiles etc… Ainsi est né le concept de « fooding » (food+ feeling), qui prône la liberté dans le plaisir, l’absence de normes, la part-belle aux envies et à l’humeur du jour… Bref, il faut redonner l’envie d’avoir envie( merci Johnny!); rendre la nourriture attrayante et sexy et surtout décomplexer le consommateur. Tout est dit! Ainsi, chaque année dans plusieurs villes de France est organisé le Grand Fooding: une sorte de pique-nique géant, où des stands sont dressés et des chefs viennent gracieusement faire déguster leurs créations. Succès assuré, le public est au rendez-vous.

Bien sûr j’avais pris soin d’aller chez Monoprix lundi 16 Juin afin de récupérer mon billet coupe-file et éviter la longue attente à l’extérieur. L’entrée est à 5 euros, reversés à l’ONG Action contre la faim. Enfin, nous pénétrons dans le paradis du fooding. Nous commençons par un apéritif Ricard/Mangue et épices au 1er stand, puis nous nous dirigeons vers les autres stands.

Pêle-mêle, j’ai gôuté:

Bar à Huilaigrette: pâtes de riz, peau de saumon grillée, ciboulette, graines de sésame, mesclun, algue wakamé; têtes de crevettes croustillantes, ananas, graines de sésame, mesclun.

Kitchenaid Grill: langoustines du Guilvinec, vanille Bourbon, pommes écrasées et boudin fermier, par Thierry Burlot (Cristal Room Baccarat, voir photo); Donburi Création par Hisayuki Takeushi (du restaurant japonais Kaiseki.com, excellent!); Ravioli de risotto mantecato d’ombrine au safran, sauce encre de seiche par Massimo Mori (Mori Venice Bar, excellent également!)

Dessert: Crème glacée Häagen-Dazs Vanilla + crête rouge + robe noire = dessert punk, par Marc Brétillot, designer culinaire (je n’ai pas tellement aimé les morceaux d’oranges amères, mais les copeaux de betteraves sur la glace= original!)

Vin: un Cabernet d’Anjou bien frais. Un coupon est donné à l’entrée pour un verre gratuit, puis 1 euro par verre ou 5 euros la bouteille.

Eau: San Pellegrino et Acqua Panna

Un conseil: aller chercher son billet coupe-file qui évite bien des tracas, et y être au début, car dès 14 heures, il y a beaucoup de monde et il faut faire la queue assez longtemps à chaque stand. De plus, prenez dès que vous pouvez plusieurs plats (pour vous et/ou vos amis), cela vous évitera de refaire la queue si jamais vous avez un coup de coeur sur ce que vous mangez!

Le site internet du Fooding propose un guide des restaurants qui répondent à l’esprit du mouvement, je ne tarderais sans doute pas à en tester un ou deux.

En attendant, photos ici. Happy fooding!

 

The Frugal Traveler: Making Friends (and Dinner) in Paris juin 8, 2008

Filed under: Bons plans — LN @ 11:25
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From the New York Times’ Frugal Traveler, Matt Gross:

May, 28, 2008.

Paris—city of light! capital of romance! home to epicures and bon vivants!—has always been, for me, something of a lonely city. I’ve visited several times before, and though I wasn’t always solo (one trip was with my family, another was to visit the woman who would eventually become my wife), I would end up pacing the streets by myself for hours, unsure of what to do and where to go and how to find someone, anyone, to connect with.

I’m not exactly shy, and my French, though rusty, is enough to get by. But this insecurity is what I imagine many visitors to New York City feel — the unshakable feeling that they simply don’t belong.

Last Wednesday, as I rode the train from Calais to Paris, the prospect of loneliness filled me with dread, even though I had a dozen friends and friends of friends to contact. Worse, I had a new worry: my budget. I’d spent 49.90 euros, or $80.34 at $1.61 to the euro, on this leg of the voyage, 8 euros more than if I’d booked the train ticket on http://www.voyages-sncf.com in advance. (Not much, but hey, that’s lunch.) And Paris itself would be unforgiving when it came to extricating every last centime from my wallet. Those Michelin-starred restaurants, exquisite couturiers and lushly glamorous hotels would not be particularly friendly to a frugal traveler attempting the Grand Tour of Europe on less than 100 euros a day.

Still, I had a few tips to my name. Instead of a hotel, where rooms that week were going for no less than 80 euros a night (even on EuroCheapo.com, a smartly written guide and booking site), I rented an apartment. And rather than Craigslist’s Paris site, which features hundreds of vacation rentals, I searched VivaStreet.fr and pap.fr, which do the same thing, but for a French-speaking audience. There, I hoped, I’d find a nicer place, offered by someone who wasn’t scheming to rip off American tourists.

But where in Paris to stay? I polled friends who knew the city, asking where I might find the new, hip quarter. There was no consensus. Artists, they said, were moving east, to parts of the 20th Arrondissement near Père-Lachaise cemetery, while the Faubourg St.-Denis, a seedy zone near the Gare du Nord, was sprucing itself up.

In the end, I settled on a studio on the edge of the 10th Arrondissement, because it was within relatively easy reach of all those other neighborhoods — and because I found a great apartment. The place, a ground-floor studio around the corner from the Goncourt Métro, was about 250 square feet, with a decent kitchen and Internet access, and it opened onto a light-filled courtyard. And it cost just 350 euros a week, no deposit necessary. I e-mailed a scan of my passport to the owner, and apartment B at 8, rue Jacques Louvel Tessier was mine. When I arrived Wednesday afternoon, I traded cash for the key, and began my life as a Parisian.

Instead of using it as base to explore the rest of Paris, I ended up falling in love with this nameless neighborhood, and spent the week mostly within a mile or so of my new home. One block to the east lay the Rue du Faubourg du Temple, an immigrant entrepreneurial zone where halal butchers hacked lamb shanks and West African restaurants were almost indistinguishable from the traditional French brasseries next door. Folk music warbled from Turkish cafes, and at night hipster bars like
Au Baron Samedi (12, rue des Goncourt; 33-1-43-57-31-58; http://www.aubaronsamedi.fr) catered to a different breed of newcomer — people like Gabriela Giacoman, the glamorous, platinum-coiffed director of advertising for Gawker Media, who’s lived in the neighborhood for five years.

“It’s funky but getting gentrified,” she explained, “and everyone moans about it but admits it’s good to have nice restaurants.”

The same applies even more to the neighborhood’s western side, which encompasses the Canal St.-Martin. Ten years ago, friends told me, this was Crack City, a run-down, dangerous place no one visited. Today, the canal has been spruced up—to the point that some people deride it as a bit too “bobo” (bourgeois bohemian). Me, I didn’t care. In the mornings, I’d go jogging here, pausing to ogle the huge steel pulleys used to open and close the locks of the canal, or to watch Ping-Pong or pétanque in the quayside parks, or to observe the firefighters running drills in their “Battlestar Galactica”-style chrome helmets. Couples, young and old, snuggled at the edge of the water, and city workers deftly trimmed the low branches of trees with telescoping scythes.

Bobo or not, the neighborhood still had great bargains, and a youthful, artistic energy that felt apropos to the Grand Tour. In the afternoons, I’d browse the photography and design books at Artazart (83, quai de Valmy; 33-1-40-40-24-00; http://www.artazart.com), contemplate the movie selection at mk2 cinema (www.mk2.com) and buy my wife a cute, heart-shaped hot water bottle (just 6 euros!) at the Antoine & Lili boutique (multiple locations; see http://www.antoineetlili.com for details). And for lunch, I ate a South Indian thali of dosas and iddlys (7 euros) at Passage de Pondichéry (84, passage Brady; 33-1-53-34-63-10).

In the evenings, after my friends would finish work, we would meet for drinks and dinner. At Point Éphémère (200, quai de Valmy; 33-1-40-34-02-48; http://www.pointephemere.org), a ramshackle bar-resto-concert-hall-art-space next to a fire station, I ate an excellent steak tartare and a maliciously rich chocolate tart and drank plenty of wine for a very reasonable 20 euros, then had 3-euro beers at Chez Prune (71, quai de Valmy; 33-1-42-41-30-47), right next to a bridge made famous by Marcel Carné’s 1938 movie “Hôtel du Nord.”

Another night, I met up with Christine, a good friend who splits her time between Paris, New York, Florida, Los Angeles and Vietnam, and squeezed into the banquette at one of two locations of Au Pied de Fouet (96, rue Oberkampf; 33-1-48-06-46-98 http://www.aupieddefouet.com), recommended by Anne-Sophie Bisschop, the owner of my Calais bed-and-breakfast, as the kind of place where they not only serve you hearty food from the Auvergne region — like braised hake with lentils and lardons — but also throw in free extras, like glasses of rosé as soon as we sat down. Our unstinting feast cost 56 euros.

By the weekend, I was so enthused about the area that I decided to give a housewarming party — both as a test of my frugal shopping skills and as a way to claim the neighborhood as my own. Could I provide a fancy dinner for 20 on a budget? (Not including wine, of course — this would be strictly B.Y.O.B.)

On Sunday, the local markets were closed, so I left the 10th Arrondissement to shop at the Marché d’Aligre (Place d’Aligre; marchedaligre.free.fr), in the 12th, which had been recommended by a reader, Shira, for its bountiful produce and by my friends for its low prices. After taking in the scene — hurdy-gurdy men, balloon vendors, tuba players — I got down to business, buying kilo upon kilo of melons, tomatoes, radishes, zucchini, lettuces, peaches, apricots, raspberries and more. Sagging under the weight of my purchases, I’d spent less than 20 euros.

I needed a few more items, which I found in my neighborhood. The nearby Franprix supermarket had wild-boar terrine for 1 euro, oak-aged wine vinegar for 65 centimes and a huge can of duck confit for a ridiculous 7 euros. (All were Leader Price brand, which my friend Vincent calls “a treasure trove of cheap foodstuffs.”) Finally, I bought two rotisserie chickens and a container of schmaltz-roasted potatoes from the closest halal butcher—just 10 euros.

The guests — everyone I know in Paris and their friends — began arriving at 5, bringing bottles of wine, their own friends and even a baby. All seemed impressed by the apartment (“It’s brilliant!” said Steve, a friend’s boyfriend) and even my cooking (the zucchini soup and confit disappeared fast).

As the sun set and the courtyard darkened, people swayed to Bebel Gilberto, Stereolab and the “Last Tango in Paris” soundtrack, and I mentioned to my friend Seth how Parisian this all felt.

Not so, he countered. There were, he said, no real Parisians here — everyone had roots, or ties, to somewhere else. Sara to Romania, Isis to Denmark, Francesco to Puglia, Philippe to South Africa. All might be Parisians — some were even lifelong ones — but all were also, to some degree, outsiders, exiles.

True enough, I thought, but for at least one night, we’d found each other in this corner of the 10th, a place I could think of now only as “chez moi.”

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